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Chapitres BO travaillés
L'acide formique est l'une des rares espèces chimiques dont le nom d'usage dérive d'une espèce animale, cet acide étant secrété par les fourmis pour se défendre des agresseurs. De nos jours, il est synthétisé industriellement et participe à de nombreux usages.
Cet exercice est composé de 3 parties indépendantes :

Données (partie A)

Le venin injecté par certaines fourmis est une solution aqueuse contenant de l'acide formique. Un remède traditionnel consiste à frotter la partie irritée avec du carbonate de sodium, solide ionique de formule Na2CO3, pour neutraliser l'acide formique.
On vérifie la qualité d'une solution aqueuse commerciale S0 d'acide formique, préconisée dans la lutte contre le varroa (parasite des abeilles). L'étiquette indique « 65 % » en masse d'acide formique. On vérifie cette valeur par un titrage avec suivi pH-métrique, avec une solution titrante d'hydroxyde de sodium (Na⁺(aq) + HO⁻(aq)) de concentration CB = 1,00 × 10⁻¹ mol·L⁻¹.
Données

Le formiate d'éthyle, ester dérivé de l'acide formique (formule brute C3H6O2), est utilisé comme colorant alimentaire. Sa synthèse : acide formique + éthanol ⇌ formiate d'éthyle + eau. Protocole : dans un ballon, sous agitation, 20 mL d'acide formique et 20 mL d'éthanol ; ajouter 2 mL d'acide sulfurique concentré (catalyseur) ; chauffer à ébullition douce dans le montage de la figure 1 ci-dessous. Observation : quand les premières gouttes de distillat tombent dans l'erlenmeyer, la température θ en tête de colonne a pour valeur θ = 55 °C.

Données
| Espèce | M (g·mol⁻¹) | ρ (g·mL⁻¹) | Téb (°C) | Solubilité eau | Solubilité éthanol |
|---|---|---|---|---|---|
| Acide formique | 46 | 1,22 | 100,7 | grande | faible |
| Éthanol | 46 | 0,81 | 78,0 | grande | – |
| Formiate d'éthyle | 74 | 0,92 | 54,5 | faible | faible |
| Eau | 18 | 1,00 | 100,0 | – | grande |
Bandes d'absorption IR
En 1610, Galilée a été le premier à observer les quatre principaux satellites de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto) en utilisant une lunette astronomique qu'il avait lui-même fabriquée. À la suite de Galilée, les observations de ces quatre satellites ont permis de réaliser les mesures regroupées dans le tableau ci-dessous.

Données
| Satellite | T (jours) | a (× 10⁵ km) |
|---|---|---|
| Io | 1,75 | 4,22 |
| Europe | 3,55 | 6,71 |
| Ganymède | 7,16 | 10,7 |
| Callisto | 16,7 | 18,8 |
À l'aide d'un tableur, on a positionné les mesures dans un graphique donnant les variations de T² en fonction de celles de a³ pour les quatre satellites de Jupiter. Le tableur permet de superposer à ces points de mesure une modélisation par une droite (figure 1 ci-dessous).

On étudie le mouvement du centre S d'un satellite de masse m dans le référentiel joviocentrique supposé galiléen. Le mouvement est supposé circulaire de centre J (centre de Jupiter) et la seule force appliquée est la force de gravitation exercée par Jupiter. On désigne par r la distance entre les centres des deux astres, par MJ la masse de Jupiter et par m la masse du satellite.

La relation établie à la question 5 est universelle : elle s'applique à tout système de satellites en orbite autour d'un astre central. Donnée : la distance entre la Terre et le Soleil est de 150 millions de kilomètres. Le candidat est invité à faire preuve d'initiative et à présenter sa démarche.
Pour déterminer la capacité thermique massique c du cuivre, on chauffe d'abord un échantillon dans une étuve à θth = 100,0 °C (on cherche la durée nécessaire pour qu'il soit à 100 °C à moins de 1 degré près), puis on le plonge dans l'eau d'un calorimètre. Hypothèses de la première partie : température θ(t) uniforme dans l'échantillon ; l'air de l'étuve joue le rôle de thermostat (θth constante) ; le transfert thermique obéit à la loi phénoménologique de Newton : Φ = h·S·(θth − θ(t)).
Données
À t = 0, l'échantillon de cuivre, initialement à la température ambiante θa, est placé dans l'étuve à θth = 100 °C.
Une masse me d'eau est placée dans un calorimètre, à la température d'équilibre θe = 20,5 °C. On y plonge l'échantillon de cuivre sortant de l'étuve (température θth). La température finale de l'ensemble se stabilise à θf. Hypothèses : paroi calorifugée (aucun transfert avec l'extérieur) et calorimètre ne participant pas aux échanges (seuls l'eau et le cuivre échangent).
Données
Dans cet exercice, on se propose d'examiner comment il a été possible historiquement de déterminer le diamètre de la planète Jupiter grâce à des observations réalisées avec des lunettes astronomiques.
La distance entre la Terre et Jupiter étant connue, il est possible de déterminer le diamètre D de Jupiter si on connaît son diamètre apparent αJ vu à l'œil nu depuis la Terre (figure 1 ci-dessous). Le diamètre apparent de Jupiter αJ a été déterminé par le physicien néerlandais Huygens.
DOCUMENT : observations de Jupiter par Huygens en juin 1684.
Dans un premier temps, Huygens raconte qu'avec le grossissement utilisé, il voyait Jupiter à travers la lunette deux fois plus gros qu'il ne voyait la Lune à l'œil nu. Il estimait le grossissement de sa lunette à 164. Le diamètre apparent de la Lune à l'œil nu étant connu, il put estimer que celui de Jupiter était approximativement αJ = 10⁻⁴ radians.
Une semaine après, il imagina un dispositif permettant de déterminer plus précisément la valeur du diamètre apparent de Jupiter qu'il avait seulement estimée. Pour cela, Huygens eut l'idée d'insérer dans sa lunette, au niveau de l'image intermédiaire de Jupiter créée par l'objectif, un petit repère lui permettant alors de mesurer la taille de l'image intermédiaire. Il mesura ainsi l'image intermédiaire de Jupiter et trouva 2 millimètres. À partir de cette valeur, il put calculer le diamètre apparent de Jupiter et trouva 2·10⁻⁴ radians.
D'après astronomie-smartsmur.over-blog.com.


Notations et données
Afin de pouvoir expliquer la démarche présentée dans le deuxième paragraphe du DOCUMENT, on modélise la lunette astronomique par l'association d'une lentille convergente L₁ de grande distance focale f'₁, appelée objectif, et d'une lentille convergente L₂ de petite distance focale f'₂, appelée oculaire. Les deux lentilles sont placées de telle sorte que le foyer image F'₁ de L₁ coïncide avec le foyer objet F₂ de L₂. Sur ce système, l'image d'un objet situé à l'infini est située à l'infini.

Méthodologie · Bac
Chaque corrigé suit une méthodologie de rédaction rigoureuse, avec formule littérale annoncée, étapes de calcul détaillées, analyse dimensionnelle et phrase de conclusion explicite. Compétences APP / ANA / REA / VAL / COM affichées par question pour cibler les attendus officiels de la grille d'évaluation Bac.