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Chapitres BO travaillés
Au cours de l'une des étapes de sa formation, un élève parachutiste doit apprendre à évaluer par lui-même la durée au bout de laquelle il doit actionner la commande de l'ouverture de son parachute, quelques secondes après avoir sauté de l'avion. En cas d'urgence, un parachute de secours se déclenche automatiquement. Mais avant de sauter, l'élève et son moniteur doivent pouvoir s'entendre parler dans l'avion ! Quatre volets : la communication dans l'avion, la mesure d'altitude par l'altimètre, l'étude théorique de la chute et le parachute de secours.
Données
Dans l'avion qui emmène le moniteur et son élève à l'altitude souhaitée, le niveau d'intensité sonore est L1 = 82 dB. On estime que, dans le cas de deux émissions sonores simultanées, il faut que les niveaux d'intensité sonore soient séparés de 8 dB au minimum pour que le son le plus faible n'empêche pas d'entendre clairement le son le plus fort.
Données
L'élève parachutiste et son moniteur quittent simultanément l'avion en un point A, d'altitude zA = 1 500 m. Tout au long du saut, le moniteur reste à la même altitude que son élève. Lorsque l'élève ouvre son parachute, le moniteur relève la valeur de l'altitude zmes indiquée par son altimètre. Le principe de fonctionnement de l'altimètre est basé sur la mesure d'une variation de pression à partir de laquelle est déduite une variation d'altitude.
Données
Dans la situation étudiée, l'air peut être considéré comme un gaz parfait.
L'élève parachutiste ainsi que son moniteur quittent simultanément l'avion en un point A, à un instant pris comme origine des dates (t = 0 s). Lorsqu'ils sautent de l'avion, celui-ci vole horizontalement à l'altitude zA = 1 500 m avec une vitesse vA = 130 km·h⁻¹. L'élève a pour consigne d'enclencher l'ouverture de son parachute après avoir compté 10 secondes.
On étudie le mouvement du système {parachutiste + équipement} avant l'ouverture du parachute, dans le référentiel terrestre considéré comme galiléen. Pour modéliser le mouvement, on fait l'hypothèse que les actions de l'air sont négligeables et que le mouvement du système est plan. La position du parachutiste est repérée dans le système d'axes (O, x, z) : l'origine O est prise au niveau du sol (qui correspond également ici au niveau de la mer), l'axe Ox est horizontal dans le sens du vol et l'axe Oz est vertical ascendant. Le point A est situé à la verticale du point O sur l'axe (Oz).
Si le parachute ne s'ouvre pas, la vitesse de chute peut atteindre 200 km·h⁻¹. Un déclencheur de sécurité doit alors libérer le parachute de secours. Pour être pleinement fonctionnel, il doit respecter les deux conditions suivantes :
Une fois le parachute de secours ouvert, les frottements dans l'air ne sont plus négligeables. Ils sont modélisés par une force, notée , de sens opposé au vecteur vitesse et de valeur proportionnelle au carré de la vitesse :
k est appelé coefficient de frottement. Cette modélisation des frottements a permis de tracer le graphique représentant l'évolution de la vitesse du centre de masse du système {parachutiste + équipement} (figure 2), l'origine des dates correspondant à l'ouverture du parachute de secours. Dans la suite, le mouvement est considéré vertical depuis la date d'ouverture du parachute de secours jusqu'à la date d'arrivée sur le sol.

Les sodas sont des solutions acides constituées principalement d'eau, de dioxyde de carbone et de saccharose dissous. Lors de leur fabrication, les industriels indiquent sur l'emballage une date de durabilité minimale (DDM), généralement de 3 mois pour un soda. Un soda acheté depuis longtemps est moins « riche en bulles » mais ce n'est pas la seule altération constatable. En effet, le saccharose subit, en milieu acide, une hydrolyse qui est une transformation totale conduisant à la formation de deux autres sucres, le glucose et le fructose, modélisée par la réaction d'équation :
C₁₂H₂₂O₁₁(aq) + H₂O(l) → C₆H₁₂O₆(aq) + C₆H₁₂O₆(aq)
saccharose S, glucose, fructose
Le mélange de glucose et de fructose a un pouvoir sucrant différent de celui du saccharose, d'où une modification de la saveur sucrée de la boisson. La problématique de cet exercice est de déterminer le pourcentage de saccharose restant dans la boisson lorsque la DDM est atteinte.
On réalise en laboratoire la réaction d'hydrolyse du saccharose à une température constante de 20 °C et dans une solution tampon fixant le pH à 2,5. On effectue un suivi de la réaction par une méthode physique pour déterminer la concentration en saccharose, notée [S]. L'évolution temporelle de [S] est représentée en figure 1.
![Figure 1 : évolution temporelle de la concentration [S] du saccharose. En ordonnée, la concentration en mol·L⁻¹ de 0,000 à 0,025 ; en abscisse, le temps t en heures de 0 à 1800. Les points de mesure décrivent une décroissance régulière qui se ralentit.](/_next/image?url=%2Fbac%2Fimg%2F2021-centres-etranger-2%2Fexo2-fig1-saccharose.png&w=1920&q=75)
Quelques valeurs relevées sur la courbe :
| t (h) | 0 | 200 | 400 | 600 | 800 | 1000 | 1200 | 1400 | 1600 | 1800 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| [S] (×10⁻³ mol·L⁻¹) | 25,0 | 21,5 | 18,8 | 16,0 | 14,0 | 12,1 | 10,4 | 9,0 | 7,8 | 6,7 |
Pour des raisons économiques, l'arôme de rhum des produits industriels est souvent d'origine synthétique. Le méthanoate d'éthyle est un additif alimentaire à odeur de rhum. Il est obtenu par la réaction entre l'acide méthanoïque et l'éthanol. Cette transformation chimique est modélisée par la réaction d'équation suivante :
L'objectif de l'exercice est de comparer deux protocoles permettant de réaliser cette synthèse.
Caractéristiques des réactifs et des produits à 25 °C
| Espèce | Formule brute | Masse volumique (g·cm⁻³) | Température d'ébullition (°C) | Masse molaire (g·mol⁻¹) |
|---|---|---|---|---|
| Acide méthanoïque | CH₂O₂ | 1,22 | 100,7 | 46,0 |
| Éthanol | C₂H₆O | 0,79 | 78,5 | 46,0 |
| Méthanoate d'éthyle | C₃H₆O₂ | 0,91 | 54,3 | 74,0 |
| Eau | H₂O | 1,00 | 100,0 | 18,0 |
Spectroscopie infrarouge
| Type de liaison | Nombre d'onde (cm⁻¹) | Intensité et largeur de la bande |
|---|---|---|
| O–H en phase gazeuse | 3500 – 3700 | moyenne, fine |
| O–H en phase condensée | 3200 – 3400 | forte, large |
| O–H d'un acide carboxylique | 2500 – 3200 | moyenne à forte, large |
| C–H des groupes CH₂, CH₃, CH | 2900 – 3100 | moyenne à forte, variable (bandes multiples) |
| C=O d'un acide carboxylique | 1680 – 1710 | forte, fine |
| C=O aldéhyde et cétone | 1650 – 1730 | forte, fine |
| C=O ester | 1700 – 1740 | forte, fine |
| C–O ester | 1050 – 1300 | forte, fine |
Protocole 1
Dans un ballon de 250 mL contenant 1,20 mol d'éthanol, quatre gouttes de solution d'acide sulfurique concentré (H₂SO₄) et quelques grains de pierre ponce, on ajoute 1,20 mol d'acide méthanoïque. On chauffe à reflux jusqu'à l'obtention de tout l'ester possible. À l'état final, le mélange réactionnel contient 0,40 mol d'acide méthanoïque, 0,40 mol d'éthanol, 0,80 mol de méthanoate d'éthyle et 0,80 mol d'eau.
Protocole 2
Dans un ballon, on mélange 37,7 mL d'acide méthanoïque, 29,1 mL d'éthanol et 5 mL d'acide sulfurique concentré. On distille le mélange. La température en tête de colonne augmente tout d'abord puis se stabilise autour de 55 °C. On cesse la récupération du distillat dès que la température amorce une remontée. On obtient un volume de 32 mL de distillat, dont on mesure la masse ; on obtient une valeur de 29,0 g.
Les questions 5 à 7 portent sur le protocole 1.
On souhaite s'assurer que le distillat obtenu dans le protocole 2 est constitué de méthanoate d'éthyle.
« L'ammoniaque » est une solution obtenue en dissolvant du gaz ammoniac, NH₃(g), dans l'eau. Cette solution est présente dans de nombreux produits d'entretien. On dispose d'une bouteille « d'ammoniaque » achetée dans le commerce dont l'étiquette précise : « Ammoniaque concentration 13% ». « 13% » correspond au titre massique de la solution commerciale en ammoniac. On souhaite mettre en œuvre un protocole permettant de déterminer la concentration en ammoniac dans la solution commerciale.
Données à 25 °C
L'ammoniac est très soluble dans l'eau.
La solution S0 de la bouteille « d'ammoniaque » étant trop concentrée pour réaliser le titrage, une solution Sd, 100 fois moins concentrée, est préparée et on réalise un titrage suivi par pH-métrie de cette solution diluée.
Les résultats des mesures effectuées au cours du titrage et leur exploitation sont présentés dans la figure 2, qui donne l'évolution du pH et de sa dérivée dpH/dVA en fonction du volume VA d'acide versé : le pH initial (VA = 0) vaut environ 10,6 ; le pH décroît lentement jusqu'à environ 7,3 vers VA ≈ 14,7 mL, chute brutalement (saut de pH), puis se stabilise vers pH ≈ 2 en fin de titrage (VA = 25 mL). La courbe dérivée présente un pic négatif très marqué dont l'extremum se situe à VA = 14,8 mL.
Méthodologie · Bac
Chaque corrigé suit une méthodologie de rédaction rigoureuse, avec formule littérale annoncée, étapes de calcul détaillées, analyse dimensionnelle et phrase de conclusion explicite. Compétences APP / ANA / REA / VAL / COM affichées par question pour cibler les attendus officiels de la grille d'évaluation Bac.